La France a-t-elle réellement entretenu des BMC (bordels militaires de campagne) jusqu'en 2003 ?

En bref

D'après un fil Twitter en date du 17 novembre 2020, la France aurait entretenu jusqu'en 2003 des BMC ou bordels militaires de campagne à travers sa Légion étrangère à Djibouti. Un «dispositif» qui serait apparu pendant le XIXe siècle lors de la présence militaire de la France en Algérie.

Date de première apparition

Non renseigné

Création de la fiche

2 décembre 2020

Lieu première apparition

Twitter

Dernière mise à jour

19 avril 2021

Actions entreprises par les journalistes

  • Identification des sources sur lesquelles se base l'auteur du signalement.
  • Identification d'articles scientifiques et/ou de presse sur les BMC.
  • Demande d'interview à deux chercheuses spécialistes de l'Histoire des armées, une chercheuse spécialiste de l'Histoire des femmes et une chercheuse spécialiste de l'Histoire des femmes et en particulier des femmes prostituées.

Pistes et conclusions

  • Interview de Brigitte Rochelandet, docteure en Histoire des mentalités : d'après elle, le recours à des prostituées en temps de guerre remontrait à l'Antiquité, où des femmes étaient offertes aux déesses de la Guerre -- dans des temples, où se rendaient les soldats. La présence de prostituées dans les camps militaires remonterait au Moyen-Âge, où des femmes françaises étaient envoyées auprès des soldats, à l'étranger. La chercheuse s'est penchée sur un BMC qui s'est trouvé à Besançon jusque dans les années 1960 réservé à des soldats étrangers ayant combattu au sein de régiments français et où des «filles» venant du Maroc auraient été réquisitionnées.
  • Interview d'Odile Roynette, docteure en Histoire contemporaine à l'Université de Dijon, spécialiste des masculinités et du monde militaire : avant 1914, l'un des grands enjeux de l'armée était justement d'assurer un «contrôle de la sexualité des soldats» pour assurer la protection des mœurs d'une bourgeoisie en ascension à l'époque, mais aussi éviter des contaminations à des maladies vénériennes (aujourd'hui appelées maladies sexuellement transmissibles ou MST) des troupes, notamment la syphilis, fléau de cette période. C'est pourquoi l'armée française organisait des BMC dans les villes des régiments, que ce soit à l'étranger ou, plus tard, en France.

Médias

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Autres factcheck

Non renseigné

Sources sûres

Coordination

Cypriane El-Chami

Equipe assignée
  • Cypriane El-Chami

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